Sur la région chartraine, la baisse des prix se confirme. Avec une chute de - 5% d’une part sur la ville de Chartres, et de - 20 à - 30% dans les campagnes environnantes.
Des chiffres délivrés par la Chambre des Notaires, par la voix de son chargé de communication, maître Franck Granger. « Le marché avait subi une hausse de 120% en dix ans ; soit 20% de trop ». La France enregistrait en effet un indice de 110 en mars 2002, et un indice de 120 en septembre 2008.
« Le dernier trimestre a révélé une baisse très brutale du volume des ventes (-25%) au niveau national. En ce qui concerne Chartres, le volume a baissé de 30 à 40%, et de 50% en campagne.
Le marché du neuf a subi quant à lui une chute de 50% ». Les biens les plus vendus au cours du dernier trimestre concernent les « petites transactions » de moins de 180.000 €.
« La première cause de cette crise s’explique par le fait que la majorité des acquéreurs se sont vus refuser l’octroi de leur prêt. Ils ont donc opté pour de petits financements ». Au-delà d’une crise financière et immobilière, maître Granger explique que les acteurs de l’immobilier ont été confrontés à une véritable crise de confiance. « Les transactions ont été stoppées jusqu’en début d’année 2009, les acquéreurs potentiels étant persuadés que les financements étaient trop difficiles à obtenir ». Une reprise des ventes a été enregistrée depuis mi-janvier.
« La baisse très nette des taux d’intérêts a favorisé cette reprise. Les banquiers acceptent de prêter, notamment sur des durées plus longues, mais les clients ne viennent plus, car ils n’ont pas encore intégré ce retour à la normale ». Au finale, la reprise s’annonce lente. « Mais selon moi, il s’agit d’une période bénie pour les acheteurs, qui se retrouvent devant un large choix de biens, des prix qui ont baissé, et des taux d’emprunts très attractifs ».
Du côté des notaires, pas d’inquiétude. « Le marché est parfois descendu plus vite et plus bas. Nous n’avons aucune visibilité sur la durée, mais l’immobilier reste une valeur refuge. De même, il semble que les ventes se feront de moins en moins en direct car les vendeurs et acheteurs mesureront la nécessité de confier leurs transactions à de vrais professionnels pour effectuer leurs opérations en toute sécurité. ».
Les chiffres de la Chambre des Notaires révèlent également une stabilité au niveau de l’occupation des locations, la difficulté de commercialisation des terrains à bâtir et un retrait net des acheteurs étrangers, notamment dans le Perche et la région de Senonches.